Chaînes des Balkans : nommer la langue, pas la région
Demander « des chaînes des Balkans » est la requête la plus imprécise de toutes, et pas par négligence : le mot désigne une région, pas une langue. Une dizaine de langues y sont diffusées, dans trois alphabets, réparties sur deux fuseaux horaires. Aucune de ces trois particularités n'est théorique ; chacune se voit à l'écran le premier soir.
L'albanais est le cas le plus à part de la région, et il a son propre guide : voyez regarder des chaînes en albanais depuis la Suisse, qui traite les quatre pays concernés et les caractères qui posent problème. Cette page couvre le reste.
Une région, une dizaine de langues
Le bosnien, le croate, le macédonien, le monténégrin, le serbe et le slovène sont langues de diffusion dans la région, auxquels s'ajoutent, selon la définition retenue, le bulgare, le grec et le roumain. Ce ne sont pas des variantes d'une même chose, et un catalogue rangé sous une étiquette « balkanique » peut n'en contenir qu'une partie.
C'est pourquoi la formulation compte plus ici que pour n'importe quelle autre demande. « Des chaînes des Balkans » ne permet à personne de vous répondre utilement. « Des chaînes en macédonien » le permet immédiatement.
Le découpage des droits par territoire explique l'absence de ces chaînes dans les offres suisses, exactement comme pour les autres langues. L'explication complète est dans le guide albanais et n'a pas besoin d'être répétée ici : aucun de ces marchés n'a de raison commerciale de vendre pour la Suisse, et les communautés installées ici de longue date ne constituent pas un marché de diffusion au sens contractuel.
Le BCMS : une bonne nouvelle rarement expliquée
Le bosnien, le croate, le monténégrin et le serbe sont largement intercompréhensibles. Un foyer qui parle l'un suit sans difficulté une chaîne diffusant dans un autre : les différences relèvent du vocabulaire, de quelques tournures et de l'orthographe, pas de la compréhension.
Cela élargit considérablement ce qui vous est utilisable, et presque personne ne le dit avant l'achat. Un catalogue annoncé comme croate peut parfaitement convenir à un foyer bosniaque, et un catalogue serbe à un foyer monténégrin. Si vous jugez une offre uniquement sur le nombre de chaînes portant l'étiquette exacte de votre pays, vous sous-estimez ce que vous obtenez, parfois de beaucoup.
La contrepartie est qu'il ne faut pas généraliser. Cette intercompréhension s'arrête à ces quatre-là. Elle ne s'étend ni à l'albanais, ni au grec, ni au roumain, qui appartiennent à des familles différentes. Un catalogue « balkanique » composé uniquement de BCMS ne sert à rien à un foyer albanophone, même si l'intitulé laisse penser le contraire.
Le slovène et le macédonien se vérifient à part
Les deux occupent une position intermédiaire. Le slovène est proche du groupe sans y appartenir pleinement : la compréhension passive existe, elle est loin d'être totale, et elle dépend beaucoup de l'exposition de chacun. Le macédonien est proche du bulgare autant que du serbe, et se lit dans un alphabet différent de la moitié du groupe.
En pratique, cela veut dire que ces deux-là ne se déduisent pas du reste. Si c'est votre langue, demandez-la nommément plutôt que de compter sur ce qu'un catalogue voisin pourrait contenir.
Trois alphabets, et c'est là que le texte casse
C'est la particularité que les catalogues gèrent le plus mal, et elle n'a rien à voir avec la langue parlée.
Le serbe s'écrit en cyrillique comme en latin, les deux officiellement, et la même chaîne peut donc apparaître sous deux orthographes selon la source. Le macédonien et le bulgare s'écrivent en cyrillique. Le croate, le bosnien et le slovène s'écrivent en latin. Le grec a son propre alphabet.
Ce n'est pas de la curiosité linguistique. Le nom des chaînes et le guide des programmes arrivent dans l'alphabet de la source, et deux choses peuvent mal se passer.
- La police du lecteur ne couvre pas les caractères. Vous obtenez des carrés vides ou des points d'interrogation à la place des noms. L'image et le son sont intacts ; seul le texte est illisible.
- L'encodage du guide est mal interprété. Les caractères se transforment en suites parasites, et c'est particulièrement visible sur les lettres accentuées du croate et du bosnien, č, ć, š, ž et đ, qui reviennent dans presque tous les noms.
Les deux se règlent en changeant d'application, et c'est un test à faire avant de s'engager sur une durée longue plutôt qu'après. Nos guides d'installation couvrent plusieurs lecteurs, ce qui permet d'en essayer un autre en quelques minutes.
Deux fuseaux horaires, pas un
La plus grande partie de la région partage le fuseau de la Suisse. La Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie et la Slovénie sont à la même heure que Genève ou Zurich, toute l'année, changements d'heure compris.
La Bulgarie, la Grèce et la Roumanie sont une heure en avance. Si vous suivez des chaînes de ces trois pays, le guide affichera une grille décalée d'une heure tant que le lecteur n'aura pas été réglé, et beaucoup de gens en concluent que la grille est fausse sans chercher plus loin.
C'est un réglage de quelques secondes, à condition de savoir qu'il existe. Le point à retenir est qu'il dépend du pays de la chaîne et non de votre abonnement : dans un même catalogue, certaines grilles seront justes et d'autres décalées.
Ce qu'il faut demander avant de commander
Nommez la langue, jamais la région. Ajoutez les catégories qui comptent pour vous, généralistes, information, jeunesse ou divertissement. Demandez ensuite si le guide des programmes est fourni pour ces chaînes et dans quel alphabet il arrive, parce que c'est la question que personne ne pense à poser et celle qui décide du confort quotidien.
Ces réponses portent sur le catalogue tel qu'il est au moment où vous demandez. Vous pouvez les obtenir avant toute commande depuis la page contact.
Matériel et écrans
Rien de particulier n'est nécessaire : la lecture passe par votre connexion internet existante, sur un téléviseur connecté, une box, une clé de streaming ou un boîtier dédié. Comptez 10 Mbit/s en haute définition et 25 Mbit/s en 4K.
Dans un foyer où plusieurs langues cohabitent, le nombre d'écrans devient vite le vrai sujet : deux personnes qui regardent au même moment ont besoin de deux connexions, et c'est ce que couvrent les forfaits multi-écrans. Pour un usage successif, les durées à un écran suffisent.
Questions fréquentes
Un catalogue croate convient-il à un foyer serbe ?
Le plus souvent oui. Le bosnien, le croate, le monténégrin et le serbe sont largement intercompréhensibles, et l'étiquette de pays sous laquelle une chaîne est rangée dit peu de chose sur son utilité réelle pour vous.
Pourquoi les noms de chaînes s'affichent-ils en carrés ?
Parce que la police du lecteur ne couvre pas l'alphabet de la source, le plus souvent le cyrillique ou le grec. Le flux n'est pas en cause : changez d'application et le texte redevient lisible.
Toutes les chaînes de la région sont-elles à l'heure suisse ?
Non. La majorité l'est, mais la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie sont une heure en avance. Le décalage se règle dans le lecteur, et il concerne les chaînes de ces pays et pas les autres.
Et pour les chaînes en albanais ?
Elles ont leur propre guide, parce que l'albanais n'est intercompréhensible avec aucune des langues traitées ici et que les questions à poser diffèrent. Voyez regarder des chaînes en albanais depuis la Suisse.