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Guide · · 5 min de lecture

Regarder les chaînes des Balkans depuis la Suisse

Chercher « des chaînes des Balkans » depuis la Suisse est la demande la plus imprécise de toutes, non par négligence mais parce que le mot désigne une région et pas une langue. Une dizaine de langues y sont diffusées, dans deux alphabets, et cette double particularité a des conséquences très concrètes sur ce que vous verrez à l'écran.

Une région, une dizaine de langues

L'albanais, le bosnien, le croate, le macédonien, le monténégrin, le serbe et le slovène y sont langues de diffusion, auxquels s'ajoutent selon la définition retenue le bulgare, le grec et le roumain. Ce ne sont pas des variantes d'une même chose.

Le bosnien, le croate, le monténégrin et le serbe sont largement intercompréhensibles : un foyer qui parle l'un suit sans difficulté une chaîne diffusant dans un autre. Cela élargit considérablement ce qui est utilisable, et c'est une bonne nouvelle rarement expliquée.

L'albanais, à l'inverse, n'appartient pas au même groupe et n'est intercompréhensible avec aucun des précédents. Le grec et le roumain non plus. Un catalogue « balkanique » qui ne compterait que du serbo-croate ne sert donc à rien à un foyer albanophone, même si l'intitulé laisse penser le contraire.

Le slovène et le macédonien occupent une position intermédiaire : proches du groupe sans y appartenir pleinement, ils demandent une vérification à part. Là encore, la seule formulation qui produit une réponse exploitable est celle qui nomme la langue.

L'alphabet compte autant que la langue

Le serbe s'écrit en cyrillique comme en latin, le macédonien et le bulgare en cyrillique, le croate, le bosnien, le slovène et l'albanais en latin, le grec dans son propre alphabet. Cela ne relève pas de la curiosité linguistique : le nom des chaînes et le guide des programmes arrivent dans l'alphabet de la source.

En pratique, deux choses peuvent mal se passer. Le lecteur peut ne pas disposer d'une police couvrant les caractères concernés, et afficher des carrés ou des points d'interrogation à la place. Ou l'encodage du guide peut être mal interprété, et les accents et signes diacritiques se transformer en caractères parasites.

Ce sont des problèmes d'affichage, pas de flux : l'image et le son sont intacts, seul le texte est illisible. Ils se règlent en changeant de lecteur, et c'est un test à faire avant de payer un abonnement long. Nos guides d'installation détaillent plusieurs applications, ce qui permet d'en essayer une autre rapidement.

Pourquoi une offre suisse ne les propose pas

La logique est la même que pour les autres langues : les droits se vendent par territoire, et aucun de ces marchés n'a de raison commerciale de vendre pour la Suisse. Les communautés concernées sont installées ici de longue date, mais elles ne constituent pas un marché de diffusion au sens contractuel.

Il n'y a donc pas d'offre suisse généraliste qui couvre la région, et il ne faut pas s'attendre à ce qu'il y en ait une. La question utile n'est pas « pourquoi », elle est « qu'est-ce qui est disponible, et pour quelle langue précisément ».

Cela vaut aussi pour les catégories. Les généralistes voyagent plus facilement que le sport ou la fiction récente, dont les droits sont découpés plus finement. Un catalogue peut être correct sur les premières et très partiel sur les secondes.

Deux fuseaux horaires, pas un

La plus grande partie de la région partage le fuseau de la Suisse : l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie et la Slovénie sont à la même heure que Genève ou Zurich, toute l'année.

La Bulgarie, la Grèce et la Roumanie sont une heure en avance. Si vous suivez des chaînes de ces trois pays, le guide des programmes affichera un décalage d'une heure tant que le lecteur n'aura pas été réglé, exactement comme pour d'autres langues.

C'est un réglage de quelques secondes dans les paramètres du guide, à condition de savoir qu'il existe. Beaucoup de gens concluent que la grille est fausse et ne cherchent pas plus loin.

Ce qu'il faut demander avant de souscrire

Nommez la langue, pas la région. « Des chaînes des Balkans » ne permet pas de vous répondre ; « des chaînes en albanais » ou « des chaînes en serbe » le permet. Ajoutez les catégories qui comptent pour vous, généralistes, information, sport ou jeunesse.

Demandez ensuite si le guide des programmes est fourni pour ces chaînes et dans quel alphabet, puis testez l'affichage sur votre appareil avant de vous engager sur une longue durée.

Vous pouvez poser ces questions avant de commander : écrivez-nous avant de commander. Elles portent sur ce qui est en catalogue au moment où vous demandez, ce qui est la seule information sur laquelle décider.

Matériel et écrans

Aucun matériel particulier n'est nécessaire : la lecture passe par votre connexion internet existante, sur un téléviseur connecté, une box, une clé de streaming ou un boîtier dédié. Comptez 10 Mbit/s en haute définition et 25 Mbit/s en 4K.

Dans un foyer où plusieurs langues cohabitent, les écrans simultanés deviennent vite le vrai sujet : deux personnes qui regardent dans deux langues au même moment ont besoin de deux connexions. C'est ce que couvrent les forfaits multi-écrans, tandis que les forfaits IPTV à un écran suffisent pour un usage successif.

En résumé

Le mot « Balkans » cache une dizaine de langues et deux alphabets. Nommer la langue plutôt que la région transforme une question sans réponse en question à laquelle un fournisseur peut répondre précisément.

Vérifiez l'affichage du guide sur votre appareil avant de vous engager, réglez le décalage horaire si vous suivez des chaînes bulgares, grecques ou roumaines, et faites confirmer les catégories avant de commander.

Une question sur ce que couvre le catalogue ?

Dites-nous la langue et les catégories qui vous intéressent. Nous répondons chaque jour, généralement sous une heure.

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